Musique de L'Inde du Sud
24 Artistes Indiens
31 Octobre - 2 Novembre 2010
Une nouvelle écoute de la musique
Il s’agit cette fois-ci de découvrir la musique de l’Inde du sud : un tout autre monde dont l’histoire est jalonnée par tous les grands dévots, à la fois poètes lyriques et musiciens novateurs qui laissèrent une œuvre gigantesque, riche de milliers de chants dévotionnels dédiés à la fois au pur concert et à la danse.
Un univers à découvrir
Les racines millénaires de la musique de l’Inde dans sa forme incantatoire ont laissé leur empreinte dans les différentes régions de ce vaste territoire. Toutefois au cours des siècles, deux styles différents se distinguèrent et devinrent des traditions savantes : au nord le style hindoustani, imprégné de la culture persane et islamique, au sud le style dit “carnatique“ (“ancien“) dont l’origine serait issue du Karnataka, région considérée comme dépositaire de l’identité propre de la musique de l’Inde, c’est-à-dire non altérée par des interférences étrangères à son sol. Ainsi, la musique carnatique serait la plus ancienne, dans sa forme classique, et la seule intrinsèquement indienne. Au XIVème siècle, cette antique tradition musicale prit naissance, se répandit et se développa sur l’ensemble des principales régions du sud : le Karnataka, le Tamil Nadu, l’Andhra Pradesh et le Kerala. Des systèmes musicaux s’instaurèrent à partir des langues régionales et de leur prosodie propre sous l’impulsion de musiciens-poètes qui laissèrent leur nom dans l’histoire de cette musique et l’ensemble de son répertoire. Outre le vaste panorama de formes lyriques ainsi constituées, la musique carnatique comporte (comme la musique hindoustani) l’ancienne tradition devenue classique du développement du raga (cellule mélodique) dont la structure rejoint dans son essence, une relation émotionnelle et extra-sensorielle avec les heures du jour et de la nuit, les saisons, ou encore les états affectifs.
Les Nuits Carnatiques
La musique de l’Inde du sud, dite carnatique, se singularise par la richesse de son instrumentation et ses variétés linguistiques : le kannada, le télougou, le tamoul et le malayalam, outre le sanscrit. Ce festival sera un kaléidoscope des différentes formes musicales régionales dans les registres suivants : la musique vocale (féminine, masculine), la musique instrumentale répartie en autant de solos (flûte, veena, violon, mandoline, nadashwaram), les instruments à percussion d’accompagnement ou en groupe (mridangam, ghatam, kanjira, morsing, tavil, solkattu). Le point culminant de cette musique s’étend du XVème au XIXème siècle : immense palier dans le temps au cours duquel des musiciens-poètes s’illustrèrent et se succédèrent laissant ce qui constitue aujourd’hui une part essentielle du patrimoine carnatique. Le XVIème siècle est considéré comme l’âge d’or de la musique carnatique par une floraison de poésies lyriques dévotionnelles portant le sceau du style personnel de leurs auteurs (dont ceux qui constituèrent la célèbre Trinité), pour la plupart de grands sages mystiques qui ont su porter l’expression artistique de la dévotion pure à des sommets inégalés dans les autres styles musicaux de l’Inde. Ce sont ces œuvres de factures diverses qui constituent la trame des programmes de danses traditionnelles de l’Inde du sud (du Bharata Natyam en particulier).
Avec
Sangeetha Kalanidi Dr N. RAMANI, flûte ; O.S. THYAGARAJAN, voix ; Injikkudi E.M. SUBRAMANIAM, nadasvaram ; RANJANI et GAYATRI, duo vocal ; B. SHIVAKUMAR, vîna ; Lalgudi G.R.J. KRISHNAN, violon ; Ragini CHANDERSHEKAR, danse Bharata Natyam et Smt Jamuna KRISHNAN, nattuvangam ; Sudha RAGURAMAN, voix ; D. SUNDERRAJAN, violon ; S.D. SRIDHAR, violon ;H.N. BHASKAR, violon ; Sylvie LECERF, flûte et J. VAIDHYANATHAN, mridangam ; S. THYAGARAJAN, mridangam ; M.A. EASWARAN, mridangam ; M.V. CHANDERSHEKAR, mridangam ; Delhi SAIRAM, mridangam ; U.N. Giridhar UDUPA, ghattam ; N. GURUPRASAD, ghattam ; B.S. PURUSHOTHAM, kanjîra ; Anirudh ATREYA, kanjîra ; T.G. KANNAN, morsing ; B. RAJASHEKAR, morsing
Sélection et programmation : Sylvie LECERF, Smt Jamuna KRISHNAN
Dimanche 31 octobre 2010 à 19h30
Nocturne jusqu’aux environs de 11h le lendemain matin
Lundi 1er novembre 2010 à 18h
Ragas du Soir
Mardi 2 novembre 2010 à 18h
De Karuna à Moksha
Veillées jusqu’aux environs de 1h du matin
Rencontres et démonstrations
Les percussions, lundi 1er novembre 2010 de 14h à 17h
La voix, mardi 2 novembre 2010 de 10h à 13h
Les cordes, mardi 2 novembre de 14h à 17h
Prix des places :
Veillées : 35 euros (Individuels), 25 euros (Collectivités), 15 euros (étudiants moins de 26 ans et scolaires)
Nocturne : 50 euros (Individuels), 40 euros (Collectivités), 30 euros (étudiants moins de 26 ans et scolaires)
Rencontres et démonstrations : 5 euros (participation aux frais). Les rencontres sont gracieusement ouvertes aux étudiants, professeurs, musiciens et au spectateurs des concerts.
Vous pourrez vous restaurer sur place avant et après la représentation et lors des nombreux entractes. Le théâtre est ouvert au public une heure avant le début du spectacle. Les places n’étant pas numérotées, les spectateurs les choisissent dès leur arrivée.
Location :
Centre Mandapa, par téléphone : 01 45 89 01 60 ou courrier électronique : mandapa@wanadoo.fr et centremandapa@yahoo.fr
Théâtre du Soleil, par téléphone : 01 43 74 24 08
et à la Fnac.

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